PATRIMOINE

Inventaire

En 2003, à la demande de la mairie et dans le cadre de la préparation du Plan local d'urbanisme (PLU), Le CEP a procédé à un inventaire du petit patrimoine existant sur le territoire de Gagnac. Cet inventaire, non exhaustif mais assez détaillé, a été utilisé pour celui qu'a engagé en 2008 la Communauté de communes "Cère et Dordogne".

Études archéologiques

Le CEP a commandé successivement à Valérie Rousset, archéologue du bâti (Cahors), et financé deux études archéologiques :

- En 2006, celle de l'église Saint-Martin, qui a permis d'élucider ou de préciser la chronologie et les caractères de ses reconstructions et aménagements successifs depuis la fin de la guerre de Cent Ans. 

Le rapport qui l'a conclue a donné lieu à une brochure ("L'église Saint-Martin"), publiée par Le CEP en 2006  (Voir la page "Publications" ). 

- En 2007 - 2008, c'est le fort (ou castrum) de Gagnac qu'a étudié Valérie Rousset, à partir de l'observation du bâti de la plupart de ses demeures (celles dont les propriétaires ont bien voulu lui en ouvrir les portes). Là aussi, une chronologie de la construction et des reconstructions du fort a pu être établie, en relation avec les recherches historiques, avec un fort degré de probabilité.

Cette étude s'est prolongée par des observations réalisées (bénévolement) par Jean-Pierre Girault, éminent archéologue amateur, qui ont apporté un éclairage nouveau sur l'occupation du site de Gagnac au cours de l'époque gallo-romaine et du haut Moyen Age.

Les comptes rendus de ces études, complétés par des analyses effectuées par Edmonde Larue à partir de documents d'archives, ont là aussi débouché sur la publication par Le CEP d'une brochure : "Le fort de Gagnac, origine et évolution", à laquelle il convient de se reporter pour en savoir davantage (voir la page "publications" ).

 Expositions

Entre 2004 et 2012, Le CEP a réalisé et présenté chaque année, généralement pour les "Journées du Patrimoine" ("de pays" en juin, "européennes" en septembre) une exposition portant sur un aspect du patrimoine ou/et de l'histoire de Gagnac. 

Après un "Détour en photographies" dans la commune (2004), ce furent successivement des expositions sur les "Toits de Gagnac" (2006),  "Gagnac, hier et aujourd'hui : paysages et bâti" (2007),  "Gagnac : le passé retrouvé" (2008), puis, reprenant pour partie des documents de 2006, "Toits, tours et clochers" (2009), en 2010 l'exposition "éclatée" : "Brins d'histoire, du fort au Port", et enfin, en 2011, les "Confidences d'une vieille Dame" (La Bessonie) pour la "Journée du patrimoine de pays" (19 juin), et en août, pour le dixième anniversaire de l'association, "10 années avec Le CEP" (voir aussi à la page "Animations" ). L'exposition "éclatée" "Du fort au Port" a été présentée de nouveau en 2012, enrichie, pour les Journées du patrimoine de pays", les 16 et 17 juin. Les panneaux des expositions "Du fort au Port" et sur "La Bessonie" ont été regroupés dans deux plaquettes que l'on peut se procurer auprès de la présidente de l'association.


Pierre de Mémoire

En 2016, avec l'accord et le concours de la mairie, Le CEP a installé sur le quai du Port-de-Gagnac une "pierre de mémoire" sur laquelle sont apposés un panneau présentant (en Français, en Occitan et en Anglais) l'historique du Port, et des photos évoquant son aspect et sa vie au cours du siècle passé.

Restaurations

Selon ses statuts, Le CEP a entre autres pour objectifs la valorisation et la sauvegarde du patrimoine local. A son initiative, des actions de restauration ont été effectuées ou sont en cours, en accord avec la mairie, sur des bâtiments ou des objets relevant du patrimoine communal, en l'occurrence des objets d'art sacré et un ancien édifice religieux.

Le retable de l'église Saint-Martin

Bel objet en bois doré et peint datant vraisemblablement du milieu du XVIIIe siècle (style "rocaille"), il ornait autrefois le choeur de cet édifice. Lors de travaux de rénovation de celui-ci, en 1970, ses éléments ont été dispersés : les principaux (tableau central, autel, tabernacle) étaient placés dans la chapelle latérale du N.-O., les autres (fronton, caissons, volutes) étant entreposés dans des locaux municipaux. Altérées par le temps, les boiseries avaient par ailleurs subi des interventions peu respectueuses de la qualité de l'oeuvre. De plus, celle-ci était sérieusement affectée par des problèmes d'humidité, et par la présence d'insectes xylophages.

Aussi, faute que la remise en place dans le choeur de ce retable dans son entier puisse être envisagée (opposition du prêtre affectataire et des paroissiens), Le CEP préconisait la restauration de ses éléments. Sa proposition était agréée par la mairie, au nom de la commune, propriétaire, et soutenue par le Conservateur départemental des antiquités et objets d'art (www.patrimoine-lot.com).

En 2005-2006, une 1ère phase de travaux, confiée à l'atelier Férignac (24 - Hautefort) et réalisée par Sylvie Leroy, doreuse, portait sur les éléments exposés dans la chapelle, remis en place dans celle-ci après restauration. Dans une deuxième phase, les éléments dispersés étaient confiés en 2006-2007 au même atelier. Après restauration, le fronton, les volutes et les caissons  étaient mis en présentation dans la chapelle accueillant déjà l'autel et le panneau central, de manière à évoquer l'unité de l'objet.

Le financement était assuré à 35 % par Le CEP, et à 65 % par des subventions (Etat, 25 %, Région, 15 %, Département, 25 %).

La pieta de l'église Saint-Martin

 Cet objet d'art sacré de la fin du XVIIe siècle, classé, a subi les aléas du temps (encrassement dû à la poussière et à l'humidité, lacunes dans la dorure, mal réparées...). Il nécessitait un sérieux toilettage...

Sa restauration a été réalisée dans l'"Atelier d'ornements" fondé par Sylvie Leroy, à Nanthiat (Dordogne). Il a été remis en place dans l'église Saint-Martin le 23 septembre 2010 (photo). 

S'agissant d'un objet classé, le financement de l'opération a été assuré à 70 % par des subventions  (Etat, 50 %, Département, 20 %), Le CEP réglant le complément (30 %).

 

L'église Notre-Dame de la Bessonie       Photo : après la 1ère phase de restauration

L'édifice, communément nommé "chapelle du cimetière", est en réalité le reste (choeur et clocher) d'une ancienne église paroissiale, construite ou reconstruite probablement au début du XVe siècle, en partie ruinée (amputée de sa nef) dans la deuxième moitié du XVIIe siècle.

Le projet du CEP, là aussi agréé par la commune et soutenu par l'architecte des Bâtiments de France, portait sur sa restauration intérieure. Une première phase (remise en état des parois, de la voûte et des branches d'ogives) a été réalisée en 2009 par l'entreprise Gaucher (Vayrac).  Une deuxième phase comportait la réfection du sol (achevée en 2011) et la restauration des soubassements. Celle-ci, prévue en 2012, par le même maître d'oeuvre, a malheureusement due être différée à cause de remontées d'humidité à la base des murs. La mise en place d'un drain pour recueillir et évacuer l'eau de pluie tombée du toit, préconisée par l'architecte des Bâtiments de France, a été refusée par la mairie. Celle-ci a achevé seule la restauration (septembre 2013), sans que le problème de l'humidité de la base des murs ait été résolu.                                                

L'opération (phases 1 et 2) a été financée par des subventions du département (25 %), et par Le CEP (75 %), épaulé par des dons, notamment un don du Crédit agricole.

En 2015, la mairie a réalisé un assainissement de la base des murs (installation d'un drain autour de l'édifice et évacuation des eaux recueillies hors du cimetière). En accord avec elle, Le CEP a commandé des vitraux au maître verrier Alain Creunier (Albas). Ils ont été posés en janvier, et inaugurés, conjointement avec la mairie, le 25 avril, en présence d'Alain Creunier, et d'Angèle Préville, Conseillère départementale.

 

Les stations de l'ancien chemin de croix de l'église St-Martin

Lors d'une rénovation intérieure de cette église, en 1970, les stations du chemin de croix du XIXème siècle, figuratives, en terre cuite, issues de la manufacture Giscard de Toulouse avaient été déposées et remplacées par de simples croix de bois. Elles étaient entreposées depuis lors dans des locaux municipaux.

Leur intérêt patrimonial ayant été reconnu, Le CEP, en accord avec la mairie, a confié la restauration de celles qui ne sont pas trop endommagées à l'"Atelier d'ornements" (Sylvie Leroy) qui s'est déjà chargé du retable, de la pieta et du portail de l'église. 

Six de ces stations ont déjà été restaurées en 2016 et installées, le 25 août de la même année, à l'église de La Bessonie (ci-dessus). Quatre autres l'ont été à leur tour, et y ont été installées, aux emplacements prévus, en juin 2017 (en même temps qu'une Vierge à l'enfant de même origine, également restaurée). L'état de conservation des trois dernières stations retrouvées (le numéro 14 manque) rendrait leur restauration trop coûteuse.

Vierge à l'enfant

C'est une statue en terre cuite, probablement de la fin du XIXème siècle. entreposée jusque-là dans un local municipal, elle a été restaurée en 2017 à l'Atelier d'ornements de Sylvie Leroy pour être installée à La Bessonie.

En 2018, elle y a été placée sur un socle.

Ainsi, après dix ans de travaux (restauration intérieure, création et pose de vitraux, installation de 10 stations du chemin de croix de l'atelier Giscard - Toulouse, fin XIXe siècle, puis d'une vierge à l'enfant, grâce au CEP, assainissement des murs et réparation de la toiture par la mairie), la "chapelle du cimetière", reste de l'ancienne église Notre Dame de La Bessonie a pris une nouvelle allure !

Elle est habituellement fermée. Il est prévu de l'ouvrir systématiquement aux visites notamment pour les Journées du Patrimoine (juin et septembre), pour la Toussaint... Se renseigner à la mairie, ou au 05 65 38 46 40.